La Mode vue de dos

 

Sur les courbes sinueuses des dos, se lisent les rapports du corps au vêtement, et de l'évolution du caché/montré dans la mode qui habille ou dévêt cette surface inaccessible. La bouche, elle, goûte et imagine des saveurs encore inédites, celles d'un inventeur culinaire, le chef Alexandre Gauthier.

Une robe Balenciaga (à gauche) à côté d'une sculpture d'Antoine Bourdelle (à droite), dans l'exposition "Back Side / Dos à la mode" au Musée Bourdelle (Paris), en juillet 2019•  Crédits : Philippe Lopez - AFP

Une robe Balenciaga (à gauche) à côté d'une sculpture d'Antoine Bourdelle (à droite), dans l'exposition "Back Side / Dos à la mode" au Musée Bourdelle (Paris), en juillet 2019• Crédits : Philippe Lopez - AFP

Première parution France Culture

PREMIÈRE PARTIE | La mode vue de dos

avec Alexandre Samson, historien de la mode et conservateur au département création contemporaine du Palais Galliera, et Bouchra Jarrar, directrice artistique et photographe

“ Le dos est un pays de sensualité féminine. Le dos est un espace du corps où on raconte des choses qu'on ne montre pas devant.“(Bouchra Jarrar)

Faisons non pas un pas de côté, mais plutôt de retrait, pour observer la mode de derrière. Le Palais Galliera  donne à voir aux visiteurs du Musée Bourdelle, une exposition plaçant le dos au centre des observations de la mode et de l’art. Back Side / Dos à la mode explore les manières dont les couturiers se sont emparés d’une zone charnelle et symbolique : représentant aussi bien la sensualité, que le fardeau et même l’entrave. Dos nu plongeant, dos corsetés, dos sur lesquels poussent des ailes…

“Le dos est la seule partie du corps humain que vous ne pouvez pas voir et que les autres voient mieux que vous. Ça en dit beaucoup sur la finitude humaine également. Et donc le vêtement va travailler, va jouer justement avec cette limite entre séduction et soumission pour parfois dévoiler le dos, mettre une fermeture, ou porter un sac à dos par exemple.”(Alexandre Samson)

Back Side / Dos à la mode, du 5 juillet au 17 novembre 2019 au Musée Bourdelle (Paris)


par Maylis Besserie